La mutualisation de services, dans son élaboration comme dans sa mise en œuvre, ne constitue pas une démarche dogmatique ou normative.

Les différentes missions que nous avons pu conduire, à la demande d’EPCI, nous ont conduits à identifier trois notions qui, aujourd’hui sous-tendent notre approche et notre méthodologie d’intervention :

Pragmatisme : il convient de prendre en considération les réalités du territoire concerné, ainsi que l’historique de l’intercommunalité sur le territoire. Il convient également de faire en sorte que la mutualisation permette de rendre les meilleurs services à la population, avec les moyens existants, dans une recherche permanente d’efficience. Il n’y a ni modèle ni standardisation. De ce fait, il est donc essentiel que les élus du territoire concerné soient en mesure d’exprimer et d’expliciter les objectifs assignés à la mutualisation.

Réactivité : la mutualisation, dans la mesure où elle est décidée, doit contribuer à conforter la qualité des services publics locaux. La mutualisation est alors au service du projet de territoire. Cela implique un portage politique fort, clair et sans ambiguïté de la démarche de mutualisation. La mutualisation est un projet politique avant d’être un projet d’organisation ou un projet managérial. Elle peut par ailleurs constituer une opportunité pour offrir de nouveaux services à la population du territoire. La mutualisation permet alors aux collectivités du territoire de disposer de nouvelles compétences, en cohérence avec le projet de territoire.

Proximité : la mutualisation ne saurait concerner que la ville centre et l’EPCI. Elle impacte l’ensemble du territoire et des communes qui le constitue. . Le schéma de mutualisation prévu par la loi de décembre 2010 doit constituer le moyen de traduire en actes ce souci de prise en compte de la totalité du territoire et de l’ensemble de la population, quelle que soit sa commune de résidence.

Au final, la mutualisation doit constituer, tant pour les Elus et personnels des communes que pour ceux de l’EPCI qui les réunit, une forme d’évidence à laquelle chacun peut se rallier en considérant que, bien conduite, cette démarche permet une meilleure allocation des moyens disponibles, au service de politiques publiques mises en place pour les territoires et les citoyens.