Un contexte d’incertitudes et de tensions, mais aussi de nouvelles perspectives

La toile de fonds de crise économique et sociale conduit un nombre croissant de citoyens à se retourner vers les acteurs publics et notamment les collectivités locales, les mieux en mesure d’apporter des réponses adaptées et de proximité.

Parallèlement, des perspectives voient le jour au travers des  Etats Généraux de la Démocratie Territoriale (02 octobre 2012), du Projet de lois de décentralisation (Acte 3) et des questionnements relatifs à une remise à plat de la fiscalité locale ainsi que des normes.

Quelles pistes pour une gestion optimale des ressources ?

Très certainement, il n’y a pas une réponse unique; les bonnes pratiques s’observent sous la forme d’un cocktail regroupant plusieurs formes de réponses qui « font système ».

Parmi celles-ci, on observe :

  • Le recours à de nouvelles formes  d’organisation du travail:

La mutualisation de ressources pour retrouver des marges de manœuvre.

Face à la réduction à horizon 2014 de l’enveloppe globale des concours financiers de l’Etat aux collectivités (stabilisation en valeur en 2013 à son niveau 2012) et  à une diminution prochaine de leur dotation globale de fonctionnement (DGF) et de leur dotation d’intercommunalité (DI), la mutualisation des moyens, humains et matériels, entre communes et communautés, peut être un de ces leviers, permettant par la mise en commun, de faire plus avec les mêmes moyens.

A savoir, d’éviter des achats ou des recrutements supplémentaires par une meilleure allocation des moyens sur le territoire ou de réallouer les moyens vers d’autres missions de service public.

Au vu des premières expériences réussies de mutualisation, les 6 facteurs clés de réussite sont exprimés par les acteurs concernés, dans les termes suivants (Source : enquête « Pratiques de mutualisation » SNDGCT – Décision Publique / 2012) :

  • S’assurer de la volonté politique.
  • Communiquer sur la démarche.
  • Faire adhérer le personnel.
  • Rester pragmatique.
  • Prendre le temps nécessaire et préparer son projet.
  • Agir avec précision.

La mobilisation d’outils numériques.

« Les travailleurs du savoir » consacrent entre 15 et 35% de leur temps à chercher de l’information » (source KM World) et les volumes de données à traiter d’ici 2020 seront multipliés par 50 (selon une étude du cabinet IDC ; Extracting value from Chaos, 5ème édition).

Il faut donc envisager de changer de paradigme et passer d’une vision unidirectionnelle…… à l’animation d’une communauté où de nouvelles pratiques s’imposeront et bouleverseront les frontières des organisations (Nomadisme, coworking, télétravail …).

  • Le développement du management par projet, afin de redonner du sens et un cadre pour l’actiondes agents.
  • L’allègement des normes et une plus grande clarté dans la répartition des compétences entre échelons des collectivités (réformes à venir).

Lors de son intervention aux Etats Généraux de la Démocratie Locale le 5 octobre 2012, le Président de la République a rappelé 4 principes permettant de renouveler le cadre de l’action publique locale :

  • La confiance : avec la création du Haut Conseil des Territoires, instance de concertation, d’évaluation et de négociation entre l’Etat et les Elus locaux et l’allègement des normes.
  • La clarté : logique des blocs de compétences.
  • La cohérence : « pacte de gouvernance territoriale » pour organiser le « chef de filat ».
  • La démocratie et le « pacte de confiance ».