Cette fois le coup d’envoi de la réforme territoriale annoncée par la loi du 16 décembre 2010 est entrée dans une phase active et pré opérationnelle.  Ainsi en Ille et Vilaine, les projections réalisées par la Préfecture et diffusées dans la presse mi avril alimentent les discussions et débats entre Elus Locaux en vue d’une nouvelle échéance fixée au 28 avril prochain.

Cette étape marque la première phase d’un processus qui doit déboucher sur un Schéma Départemental de la Coopération Intercommunale (SDCI), lequel présentera un caractère juridiquement contraignant, puisqu’il constituera la base légale de décisions de création, modification de périmètre, transformation d’EPCI, ainsi que la suppression, transformation et fusion de syndicats de communes ou de syndicats mixtes.

En Ille et Vilaine, ce projet de Schéma doit être élaboré pour le 28 avril 2011 ; à compter de cette date, les élus disposeront d’un délai de 3 mois pour réagir. Ce qui constitue un horizon relativement resserré pour traiter au fond d’un sujet particulièrement complexe et sensible ; la révision de la carte intercommunale, si elle ne peut être remise en question, intervient néanmoins à une période où cette dimension intercommunale commençait à devenir une réalité vécue, non seulement pour les Elus des territoires concernés, mais aussi pour les citoyens de ces territoires qui accédaient ainsi à une dimension pleinement sociale et culturelle et non plus seulement institutionnelle.

Ceci rappelé, et quelles que soient les  réactions exprimées à l’issue de cette toute première proposition de nouvelle carte de l’intercommunalité, le schéma final devra résulter d’une concertation approfondie avec l’ensemble des « élus les plus concernés », ainsi que le souligne explicitement une note du Ministère de l’Intérieur en date du 27 décembre 2010 ; laquelle note précise par ailleurs que « l’élaboration du SDCI est conçue comme un exercice de production conjointe entre le Préfet et les Elus ».

En d’autres termes, tout l’enjeu pour les Élus locaux siégeant dans les EPCI, dans la période actuelle, porte sur leur capacité à mobiliser des stratégies d’acteurs cohérentes, lisibles, étayées par un projet fort, actualisé et  partagé pour le territoire qu’ils veulent voir pris en comstpte comme tel dans ce futur SDCI.

De la capacité des Elus à élaborer ce projet dans le délai imparti dépendra leur capacité à argumenter en faveur des options qui leur sembleront pertinentes pour ce futur SDCI de l’Ille et Vilaine.