L’injonction à la mutualisation des services s’exprime de plus en plus fortement. Qu’il s’agisse de l’obligation de réaliser un schéma de mutualisation pour mars 2015 ou de la forte incitation exprimée par le gouvernement pour cette pratique, les communes et intercommunalités sont sommées de s’engager dans une telle voie (cf. Loi MAPAM)

Laquelle n’est pour autant pas sans risques, sans pour autant assurer de dégager les économies budgétaires attendues.

Outre les 5 principes que nous rappelions dans notre billet du 28 février dernier, "La mutualisation de services : une démarche d’abord politique qui s’inscrit dans la durée", il n’est pas inutile de souligner quelques aspects susceptibles de contribuer à la réussite d’une démarche de mutualisation de services.

  1. en premier lieu, il est souhaitable d’établir une relation entre projet de mutualisation et projet de territoire. La mutualisation correspond à une volonté politique d’organiser les services territoriaux afin qu’ils soient en mesure de répondre au mieux aux orientations de ce projet de territoire. Le projet de territoire est ce qui confère du sens au projet de mutualisation et permet de ne pas le réduire à sa dimension managériale. Celle-ci reste essentielle, mais peut-elle suffire à la mobilisation des Elus et des agents ?
  2. en second lieu, il est essentiel de convaincre les élus communaux que la mutualisation va permettre une amélioration réelle des services à la population, à coûts constants voir moindres, et que le pilotage depuis l’EPCI ne va pas se faire au détriment des communes autres que la commune centre ; mais bel et bien à l’avantage de l’ensemble du territoire. De ce point de vue, l’existence préalable d‘un projet de territoire facilite la compréhension et l’adhésion des Elus.
  3. enfin, se poser prioritairement la question d’une meilleure allocation des ressources disponibles. La mutualisation permet une autre approche de la répartition des ressources humaines sur un territoire et ouvre de réelles perspectives en matière de mobilité, de reconversion, de progression de carrière, de perspectives professionnelles nouvelles pour l’ensemble des agents.

Trois préalables qui peuvent contribuer fortement à la réussite de toute démarche de mutualisation des services et à la finalisation d’un schéma de mutualisation emportant l’adhésion de tous les acteurs, Elus et personnels territoriaux