Certaines communes ont refusé le Schéma Départemental de Coopération intercommunale (SDCI) présenté par le préfet en octobre 2015. C’est le cas en Ille-et-Vilaine avec quatre communes souhaitant rejoindre un autre EPCI que celui proposé en préfecture, entrainant notamment la création d’un Comité citoyen et la démission du maire de Saint-Aubin-du-Cormier. Celui-ci a redemandé la confiance de ses citoyens pour légitimer son refus de rejoindre la Communauté de Communes Fougères Communauté ; sa réélection fin janvier 2016 a encouragé la Commission Départementale de Coopération Intercommunale (CDCI) à acter le rattachement des quatre communes contestataires à la Communauté de Communes du Pays de Liffré, pendant que le reste de leur ancien EPCI rejoignait celui de Fougères.

Dans un autre EPCI, celui de Callac-Argoat dans les Côtes –d’Armor, les divergences persistent, entre des communes souhaitant fusionner avec la Communauté de Communes de Guingamp (proposé par le SDCI) et celles souhaitant intégrer celle de Poher Communauté. Après avoir refusé dans un premier temps le Schéma, le Conseil Communautaire a fini par voter un amendement en faveur du rattachement auprès de la Communauté de Communes de Guingamp. Cela n’a pas fait l’unanimité pour autant et des tractations étaient en cours entre les partis ; aussi, les communes s’opposant à ce choix peuvent également déposer un amendement en préfecture afin d’être rattachées à un autre EPCI. On voit donc que l’opposition au SDCI n’est pas vaine, dès lors que les discussions et tractations faites en aval du Schéma peuvent confirmer ou infirmer les premières volontés des élus.

Ce billet a été rédigé avec la collaboration de Loïs RAMET, stagiaire, étudiant à l’IEP Toulouse